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ÉTATS-UNIS, UN LOGICIEL DE GESTION DE LA PRODUCTION STÉRILE AVEC MÉTHODE GRAVIMÉTRIQUE EN ONCOLOGIE AMBULATOIRE

Cette étude descriptive a évalué un système d’assistance à la préparation des médicaments stériles, dans un contexte de clinique d’oncologie ambulatoire. Le logiciel utilise une balance afin d’assurer un suivi du poids des médicaments et diluants manipulés, assurant ainsi une vérification gravimétrique des quantités utilisées, plutôt qu’une vérification visuelle avec photos. La vérification de l’identité des produits utilisés est assurée par code-barre.

L’étude a eu lieu de novembre 2012 à novembre 2013. Elle a débuté avec 3 médicaments et a été étendue jusqu’à 28 médicaments durant la période de l’étude; 52 autres médicaments n’ont pas été inclus dans le système, il y avait donc un double système durant l’étude. Une marge de 4% était tolérée pour le poids des médicaments prélevés en seringue avant injection dans le sac d’administration, et une marge de 5% était tolérée pour le poids final du sac. Étrangement, le système avait de la difficulté avec les petits volumes et pour ceux-ci une marge de 10% a été tolérée, mais les données pour ces situations ont été exclues de l’analyse. Dans le même ordre d’idées, une marge de 15% était tolérée pour la reconstitution des médicaments en poudre, cependant le système incluait une fonctionnalité d’ajustement de la recette de préparation en fonction de la déviation du volume de diluant pour que la dose finale préparée soit la bonne.

15 843 doses de médicaments ont été préparées avec le système durant la période d’étude, avec une erreur détectée dans 7,1% des doses. 26% des erreurs détectées l’ont été par le système de code-barre. 71% des erreurs ont été détectées avec le système d’analyse gravimétrique durant la mesure des doses avant l’injection dans le sac, et 3% des erreurs ont été détectées durant la reconstitution des vials. Le temps de préparation de doses est passé de 9.2 ± 6.9 minutes à 6.0 ± 4.3 minutes après l’implantation du système. Le temps de validation des doses est passé de 3.17 minutes à 2.00 ± 0.78 minutes. Les auteurs offrent une analyse des coûts sauvés avec ce système.

L’étude est pertinente car elle montre la capacité et l’impact sur le temps de préparation et de validation pour un tel système. Cependant, les auteurs argumentent en faveur de ce système par rapport à un système de validation avec images numériques, sans toutefois que l’étude ne présente de données sur les erreurs détectées avec ce type de logiciel. De même, l’exclusion des doses à petit volume de l’analyse des données est une lacune majeure.

ÉTATS-UNIS, AMÉLIORER L’ADHÉSION AUX PROTOCOLES DE TRAITEMENT EN ASSOCIANT DES ORDONNANCES ÉLECTRONIQUES

Cette petite étude a comparé les taux d’ordonnances pour des multivitamines, de la thiamine et et de l’acide folique dans le cadre d’un protocole pour le traitement du sevrage d’alcool, avant et après l’ajout d’un lien entre les prescriptions électroniques pour les médicaments de traitement du sevrage et les vitamines. Les données de janvier à juin 2012 (pré ajout du lien) ont été comparées aux données de janvier à juin 2013 (post ajout).

Malheureusement, la qualité des données de l’étude est assez mauvaise, cependant les vitamines semblent avoir été prescrites dans environ 3 à 10% des cas avant l’ajout du lien, comparativement à environ 78% des cas dans la période post. Cette petite étude suggère donc que les liens entre les ordonnances faisant partie d’un même contexte clinique (un order set, autrement dit) peut améliorer l’adhésion à un protocole de traitement par les prescripteurs.

 

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Une réflexion au sujet de « Articles de la semaine »

  1. […] J’ai déjà parlé d’une étude réalisée dans une grande clinique de chimiothérapie a… qui avait implanté un système de contrôle des préparations stériles par gravimétrie. Cet article était paru en février 2016 dans l’AJHP. 7,1% des 15 843 préparations faites avec le système durant une période d’un an comportaient une erreur de dose d’un composant, dont 3% lors d’une reconstitution de poudre, 26% lors d’un scan de code-barre et 71% lors de la mesure de dose avant l’injection dans le sac de diluant. Les auteurs ont noté des problèmes avec les petits volumes et avaient dû exclure ceux-ci de l’analyse. […]

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