Nouvel article sur la traçabilité des médicaments par code-barre

Il y a environ un an, je vous parlais d’un article sur la traçabilité des médicaments par code-barre, qui avait démontré une diminution des demandes de deuxième services de médicaments ainsi qu’une augmentation de la satisfaction des infirmières. Dans le numéro de décembre de l’AJHP, un nouvel article sur le même sujet est paru.

L’étude a eu lieu dans un hôpital universitaire de 1311 lits situé en Ohio, cependant la collecte de données visait spécifiquement l’urgence. Sur cette unité, plus de trois-quarts des doses de médicaments étaient obtenues à l’aide de cabinets automatisés, cependant un système de tube pneumatique ainsi que des reservices en cassettes étaient aussi utilisés, combinés à de la livraison à pied pour certaines doses. L’étude s’est penchée spécifiquement sur les doses envoyées par pneumatique ou livrées à pied, puisque la traçabilité par code-barre ne s’applique pas aux autres modalités. Le système de traçabilité utilisé était intégré au dossier clinique informatisé de l’hôpital, lequel était un système commercial majeur populaire aux États-Unis.

L’étude avait un devis pré-post où l’objectif primaire était de comparer le nombre d’appels téléphoniques à la distribution pour demander l’état d’un médicament. Les objectifs secondaires étaient de comparer le nombre de services en double et le nombre de messages reçus via le dossier clinique informatisé à propos de doses manquantes. La période pré était du 17 novembre au 16 décembre 2015. L’implantation du système s’est faite sur une période d’un mois avec une formation aux infirmières pour retrouver l’information dans le logiciel, ainsi qu’aux techniciens en pharmacie et aux pharmaciens pour bien utiliser la fonction. Le « scan » des doses lors de leur envoi était sous la responsabilité des techniciens en pharmacie. Plusieurs statuts étaient disponible dans le système pour faciliter la localisation des doses, incluant l’envoi par pneumatique, la livraison à pied ou la disponibilité de la dose à la pharmacie. Il y avait aussi un champ de commentaires permettant l’ajout de détails comme « laissé au frigo ». La période post était du 19 janvier au 17 février 2016.

35 appels pour des médicaments manquants ont été reçus durant la période pré contre 16 durant la période post, et 70 appels pour demander le statut d’un médicament ont été reçus contre 9 durant la période post. Le taux de deuxième services de médicaments est passé de 8% dans la période pré à 7% dans la période post. Enfin, le nombre de messages reçus dans le dossier clinique informatisé à propos de doses de médicaments est passé de 0,244 messages par dose à 0,235 message par dose. Aucune comparaison statistique n’a été effectuée.

Je trouve l’article pertinent car il démontre encore une réduction de la charge de travail à la distribution lié aux recherches de médicaments « perdus » et aux deuxièmes services, à l’aide d’un système de traçabilité par code-barre. Bien sûr, ce genre de système demande un certain travail additionnel pour bien enregistrer toutes les doses dans le système, mais cela en vaut définitivement la peine. D’expérience, même si le statut des médicaments n’est pas accessible pour l’unité de soins (par exemple en raison de contraintes technologiques), le simple fait d’avoir l’information disponible à la pharmacie sur le moment et la modalité d’envoi de chaque dose permet de répondre rapidement à la plupart des questions reçues à la distribution à propos de doses manquantes et de diminuer les deuxièmes services.

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